Santé-Bien être

Thérapie de substitution nicotinique : quelle est la meilleure stratégie pour arrêter de fumer ?

Les substituts nicotiniques, destinés à faciliter le passage du tabagisme à l’abstinence, sont disponibles sous de nombreuses formes (patches, chewing-gums, sprays pour pulvérisation nasale ou orale, inhalateurs, pastilles et comprimés) et de nombreux dosages.

Une revue Cochrane incluant 63 essais cliniques portant sur 41.509 participants avait pour objectif d’évaluer les différentes façons d’utiliser la thérapie de substitution nicotinique (TSN) et de mettre en évidence les substituts les plus efficaces. Toutes les études ont duré au moins six mois et ont été menées auprès de personnes (le plus souvent des adultes) qui voulaient arrêter de fumer alors qu’elles fumaient généralement au moins 15 cigarettes par jour.

Il ressort des résultats de cette revue que :

L’utilisation combinée d’un patch de nicotine et d’un autre type de substitut nicotinique à action rapide (chewing-gum ou pastilles) a augmenté de 15 à 36% la probabilité de réussite du sevrage tabagique par rapport à l’utilisation d’un seul type de substitut (RR 1,25 [1,15 – 1,36], 14 études, 11.356 participants, I 2 = 4 %).
Les sujets seraient plus susceptibles de réussir à arrêter de fumer s’ils utilisent des patches plus fortement dosés en nicotine (patches à 25 mg portés pendant 16 heures ou à 21 mg pendant 24 heures versus 15 mg portés pendant 16 heures ou 14 mg pendant 24 heures) ou des chewing-gums plus fortement dosés (4 mg de nicotine versus 2 mg).
L’utilisation de la TSN avant l’arrêt du tabac pourrait améliorer le taux de réussite du sevrage par rapport à son utilisation seulement à partir de la date d’arrêt, mais il manque des preuves pour étayer cette conclusion.
Les fumeurs ont les mêmes chances d’arrêter de fumer qu’ils utilisent un patch à la nicotine ou un autre type de substitut nicotinique à action rapide (chewing-gums, pastilles ou spray nasal).

La plupart des études n’ont pas examiné l’innocuité de ces substituts. Les nouvelles études devront garantir que les effets indésirables, les effets indésirables graves et les abandons dus au traitement soient mesurés et rapportés.
Il n’a été retrouvé aucune preuve d’un effet de la durée de l’utilisation des patches à la nicotine, de la durée d’utilisation quotidienne des patches (16 heures ou 24 heures), de la durée de la TSN combinée, de la diminution progressive de la dose des patches en comparaison avec l’arrêt brutal de la substitution, du type de substitut à action rapide, de la durée de la prise de nicotine, de la prise à volonté par rapport aux doses fixes d’un substitut nicotinique à action rapide, des substituts gratuits par rapport aux substituts payants, de la durée de fourniture de substituts gratuits, de l’arrêt ou de la poursuite de l’utilisation des patches lors des rechutes tabagiques et du choix de la TSN par les participants ou par les médecins. Cette absence d’effet reste tout de même à confirmer car dans la plupart des cas, ces constatations sont fondées sur des données de très faible ou faible valeur probante et sont issues d’études uniques.

cf:univadis.fr

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