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QUELS SONT LES RISQUES AVEC LES PESTICIDES :

nouvelle-caledonie 16 juillet 2014
QUELS SONT LES RISQUES AVEC LES PESTICIDES :

Voici un sujet sur les pesticides en général (qui donne quelques idées sur la question), mais sachez qu’en Nouvelle-Calédonie, notre association se bat depuis plusieurs années avec EPLP pour qu’une règlementation protectrice de la santé des consommateurs et de l’environnement soit adoptée et appliquée. En effet, la règlementation européenne et métropolitaine ne s’applique pas sur notre territoire. Nos bulletins et de nombreux communiqués de presse présentent nos actions dans ce domaine. Nous continuons à dénoncer la gestion « approximative » de ce dossier par le pouvoir politique et les administrations. »

 

 

Définition :

Pesticide : substance utilisée pour combattre les parasites animaux et végétaux des cultures ; les herbicides luttent contre les mauvaises herbes, les fongicides contre les champignons, les insecticides contre les insectes et les raticides contre les rongeurs ; il existe une centaine de sortes de ces substances. Et d’autres pesticides tels que taupicides, parasiticides, etc…

Ces produits phytopharmaceutiques ont pour rôle de protéger les productions agricoles contre ces menaces afin d’assurer un meilleur rendement des plantes cultivées.. Ils englobent différentes familles de produits. Le premier usage intensif d’un pesticide, le DDT, remonte à l’époque de la seconde guerre mondiale.

 

Nocifs pour les uns, inoffensifs pour les autres : Peut on être sûr de ce qui se dit sur les pesticides. Faisons le point !

La France est le troisième consommateur au monde de pesticides et le premier consommateur européen. Chaque année, près de 76 000 tonnes de pesticides sont déversés.
De A comme alachlore à Z comme zirame, quels noms parfois assez jolis !

Mais ils se sont infiltrés dans notre environnement, notre corps et notre alimentation, suite à la diffusion des ces produits après avoir été dispersés par le vent, dilués dans l’eau de pluie.

Malheureusement, tous les pesticides épandus ne remplissent pas leur emploi. Une grande partie d’entre eux est dispersée dans l’atmosphère, soit lors de leur application, soit par évaporation ou par envol à partir des plantes ou des sols sur lesquels ils ont été répandus. Disséminés par le vent et parfois loin de leur lieu d’épandage, ils retombent avec les pluies directement sur les plans d’eau et sur les sols d’où ils sont ensuite drainés jusque dans les milieux aquatiques par les eaux de pluie (ruissellement et infiltration). Les pesticides sont ainsi aujourd’hui à l’origine d’une pollution diffuse qui contamine toutes les eaux continentales : cours d’eau, eaux souterraines et zones littorales.

Mais la source la plus importante de contamination par des pesticides demeure la négligence : stockage dans de mauvaises conditions, techniques d’application défectueuses, rejet sans précaution de résidus ou d’excédents, ou encore pollutions accidentelles

On en retrouve des traces dans 96 % des cours d’eau français et dans 55 % des nappes d’eaux souterraines ! Selon le toxicologue, Jean-François Narbonne, « on retrouve des résidus de pesticides interdits depuis 30 ans dans le corps de 100 % des gens, transmis de la mère à l’enfant via le placenta »*.
Et en 2006, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) en a détecté dans
 44 % de nos fruits et légumes. Dans 6 % des cas, les doses de pesticides dépassaient les limites autorisées.
*  »Interview pour le magazine Elle, septembre 2008. »

DANS QUOI LES RETROUVENT ON ?

Dans notre panier, chaque année, la Direction générale de la concurrence de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) traque 282 substances actives.

En tête du classement, les salades : les laitues, les rougettes, les batavias et les feuilles de chêne. Environ 1 sur 5 contient plus de pesticides que la dose autorisée, mais aussi du brome.

A surveiller aussi, les poivrons, les piments, les lentilles, les épinards et les haricots frais non écossés.

Après les légumes largement contaminés, 60 % des fruits contiennent des résidus de pesticides, les fraises, les poires, certains agrumes : citrons, mandarines et les pêches.
En 2000, les analyses de la Direction générale de la concurrence de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), montraient que les deux tiers des fraises contenaient des résidus de pesticides et 15 % dépassaient les limites autorisées, qu’elles viennent de France ou de l’étranger.

Le cas de la banane
La banane, 4e produit alimentaire au monde, est un fruit fragile, au transport délicat. Les bananeraies sont arrosées de produits chimiques. En Amérique centrale, dans les plantations, on utilise dix fois plus de pesticides que dans les pays industrialisés.
Les conséquences sont dramatiques : on estime que 90 %* des récifs coralliens du Costa Rica sont morts à cause du ruissellement des pesticides dans les eaux. Sans parler des effets dévastateurs de l’utilisation des pesticides sur la santé des travailleurs.
*  »Source Bananalink / The Fairtrade Foundation, Unpeeling the Banana Trade, 2000. »


Surprise : les 34 vins issus de l’agriculture conventionnelle testés contenaient tous des pesticides. Sur les six vins biologiques, un seul présentait des traces de ces molécules. Une conséquence des pulvérisations de pesticides dans les environs de l’exploitation, au grand désarroi du viticulteur bio..

Quels sont les risques pour notre santé ?

Par notre alimentation, nous absorbons de petites quantités de pesticides. Les enfants, les bébés et les femmes enceintes sont particulièrement sensibles aux effets des pesticides. Leurs risques cancérigènes, surtout chez les enfants entraîneraient des maladies comme les tumeurs cérébrales et les leucémies. Ils agiraient aussi sur la reproduction humaine par des perturbations endocriniennes (féminisation des espèces, infertilité). La maladie de Parkinson serait favorisée aussi par les pesticides. Le système immunitaire serait aussi affaibli. Certes il est difficile de faire la part globale des pesticides pris isolément et les intoxications par d’autres produits (tabagisme) et par aussi de trop longues expositions au soleil.

Par contact direct les pesticides entraînent des réactions allergiques, des vomissements, des troubles oculaires…

Les produits désherbants, insecticides, fongicides pour les particuliers (jardiniers), sont aussi très toxiques, et doivent être conservés hors de portée des enfants, dans l’idéal dans un local fermé à clé.
Leur manipulation doit être précautionneuse, en portant des gants et en lisant les instructions. Les traitements doivent être pratiqués de préférence les jours sans vent et sans pluie, pour
 éviter leur dispersion et leur ruissellement. Attention également au surdosage, inutile, polluant et inefficace.

La meilleure solution pour limiter les risques consiste à jardiner en changeant ses habitudes et en éliminant petit à petit les produits phytosanitaires. A force d’être employés, leur efficacité a diminué : 600 espèces d’insectes et plus de 60 espèces de mauvaises herbes sont devenues résistantes aux pesticides !

Quelques conseils pour jardiner différemment :
 Pailler le sol pour éviter la prolifération des mauvaises herbes
– Employer du
 purin d’orties maison, qui se révèle un excellent insectifuge
 Planter des capucines, qui attirent les pucerons, au milieu des haricots.
On peut aussi faire des animaux ses alliés : le hérisson gobe les limaces et les escargots, la coccinelle raffole des cochenilles, et des acariens.

Normalement pour chaque produit, une dose maximale journalière admissible (DJA) est définie et régulée par les contrôles sanitaires qui repose sur le respect de la LMR qui correspond au niveau maximum de

résidus que l’on peut s’attendre à trouver dans un produit alimentaire suite à l’ application d’un

pesticide. Mais ces contrôles ne tiennent pas compte de l’effet cumulatif. On ingère donc chaque jour des tas de substances actives différentes, sans bien en mesurer les conséquences.

Peut on consommer moins de pesticides ?

Pour nous, simples consommateurs, impossible de détecter les pesticides à l’œil nu. Mais en modifiant notre façon d’acheter et de nous nourrir, on peut espérer en avaler un peu moins.
Au moment de l’achat, il faut choisir en priorité des fruits et légumes de saison et locaux. Moins ils ont de kilomètres à parcourir, moins ils ont besoin d’être traités pour supporter le transport.

Bien laver et éplucher les fruits et légumes.

Quand c’est possible, consommez bio : les agriculteurs biologiques n’utilisent pas de pesticides.

Les alternatives aux pesticides.

Des baisses spectaculaires de l’utilisation des pesticides ont été atteintes grâce à différents moyens :
1.Objectifs de réduction de l’utilisation des pesticides quantifiés, interdiction de certains pesticides.
2.Dispositions financières et taxations importantes des pesticides,
3.Implication et formation intensives des agriculteurs, recherches de méthodes alternatives à l’usage des pesticides (techniques de l’agriculture bio, production intégrée…),
4.Soutien accru à l’agriculture biologique, etc.

La fréquence des traitements a été limitée. Enfin, plus les insecticides, herbicides et Avec tout de même quelques conséquences plus négatives : selon certaines études, la qualité du blé danois aurait ainsi baissé.
Du côté des scientifiques, des solutions plus respectueuses de l’environnement apparaissent : les plantes carnivores, capables de décimer mouches et fourmis, mais aussi les pommes de terre, pourraient être à l’origine de biopesticides. Les spécialistes visent la destruction chirurgicale.

Demain, un monde sans pesticide ?

Pour obtenir une production optimale, les plantes doivent être protégées contre les maladies, les insectes ravageurs, les mauvaises herbes, et autres agresseurs.

Meilleurs rendements, besoin alimentaires d’une population sans cesse croissante, intérêts économiques et financiers de toute une filière: les produits phytosanitaires apparaissent comme une nécessité dans un monde agricole en crise.

En France en 2007 (source : filière agricole), on a estimé en moyenne la perte potentielle de récolte sur blé en absence de protection phytopharmaceutique :

La nuisibilité des maladies des céréales a provoqué en moyenne 24% de perte,

Les insectes nuisibles ont entraîné en moyenne 14% de perte,

La concurrence avec les mauvaises herbes a causé une perte moyenne de 7%

Pour son alimentation, l’homme a besoin de recourir à la culture et l’élevage. Il a besoin d’une alimentation saine et variée en quantité suffisante et régulière. Dans le passé, en l’absence de traitement adapté des récoltes, des cultures entières ont été anéanties, provoquant des famines.

Les pesticides permettent aux producteurs de préserver la qualité de la récolte et d’obtenir des récoltes régulières car il y a moins de pertes à chaque étape de la culture. Ce qui permet de maintenir des prix accessibles au plus grand nombre. Ainsi, si dans les années 60 la part du budget des ménages consacrée à l’alimentation était de l’ordre de 25%, elle est inférieure aujourd’hui à 15%.

Pesticides : quelles alternatives ?

Il existe d’autres moyens de protection des plantes complémentaires. L’agriculteur les utilise pour lutter contre les agressions et éviter les maladies des plantes.

Les méthodes de prévention : par exemple la rotation des cultures qui permet de réduire les parasites.

Les outils mécaniques : par exemple, labourer le sol pour prévenir la prolifération des mauvaises herbes

La sélection végétale. Le but est de sélectionner les espèces de plantes qui résistent le mieux à une maladie.

La modification génétique des plantes (OGM). Elle consiste à améliorer la résistance des plantes.

Les moyens biologiques.

 

Des outils complémentaires pour protéger les cultures

Méthodes de prévention et outils mécaniques

Maintenir ou mettre en place la rotation des cultures, labourer à la bonne fréquence, notamment pour ne pas attaquer la population de vers de terre et les microorganismes du sol, ne pas détruire les haies…Autant de façon de préserver les sols.

Sélection végétale

Exemple : Sélectionner les variétés de plantes qui résistent le mieux à une maladie ou à la sécheresse…

Lutte biologique

Les produits d’origine biologique font partie de la panoplie de protection des plantes. Exemple : introduction d’organismes auxiliaires comme les coccinelles qui mangent les pucerons, utilisation de virus ou de champignons pour lutter contre les insectes…

 

Biotechnologies :Ce vocable réunit un ensemble d’outils scientifiques qui permettent d’agir au cœur du végétal (chromosome, noyau, gènes) ainsi que sur les phénomènes biochimiques qu’ils gouvernent.Exemple : les OGM : on introduit chez certaines plantes une résistance à des insectes ou à certains herbicides par transfert de gène.

 

En octobre 2007, le Grenelle de l’environnement a abouti à un plan pour une réduction de 50 % de l’utilisation de pesticides d’ici dix ans. Trente substances actives ne pourront plus être utilisées à partir de janvier 2009, ce qui concerne 1 500 produits. Le lobby des pesticides, particulièrement puissant, laisse planer la menace d’une réduction des ressources alimentaires. Au point de vue législatif, quand la France demande la réduction des pesticides, l’Europe autorise l’inverse : depuis le 1er septembre 2008, les doses de pesticides maximales autorisées sont en moyenne plus élevées qu’avant.

Pourtant, l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), présente dans 120 pays, estime que l’agriculture biologique pourrait nourrir toute la planète. A condition d’y mettre les moyens.

 

 

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