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Les États-Unis reconnaissent que le pesticide le plus utilisé au Monde tue les Abeilles

Vous ne pourrez plus utiliser d’insecticide pour tuer les abeilles

Les abeilles auront moins de souci à se faire ! L’Assemblée nationale a définitivement adopté le projet de loi sur la biodiversité, qui prévoit d’interdire les pesticides qui les tuent.

Les pesticides tueurs d’abeille seront interdits dès 2018.
Cette loi devrait « favoriser une nouvelle harmonie entre l’homme et la nature »
Les pesticides en question appartiennent à la famille des néonicotinoïdes. Ils s’en prennent au système nerveux des insectes et provoquent la paralysie et la mort.

Or, les députés viennent d’entériner qu’il fallait interdire pour de bon leur utilisation dans l’agriculture, afin de protéger les abeilles, nécessaires à l’écosystème. Ils ont choisi la date de 2018 pour faire entrer en vigueur cette décision. Des dérogations pourront toutefois être accordées aux agriculteurs, jusqu’au 1er juillet 2020.

Pour Barbara Pompili, la secrétaire d’État à la biodiversité, cette loi devrait « favoriser une nouvelle harmonie entre l’homme et la nature ».

Cette décision intervient dans la foulée d’une pétition demandant l’interdiction des néonicotinoïdes. Elle a recueilli plus de 600 000 signatures.

Les produits phytosanitaires intoxiquent les abeilles
Il faut savoir qu’en France, depuis une trentaine d’années, les populations d’abeilles diminuent. Cette surmortalité alarmante s’est accélérée depuis le milieu des années 1990, des ruchers entiers ont été dévastés en quelques années. L’une des causes de ce désastre ? L’usage intensif de produits phytosanitaires, qui intoxiquent les abeilles, en diminuant les défenses immunitaires, favorise les infections parasitaires.

Comme l’explique un article paru dans Le Figaro, cette décision va rendre fous les industriels de l’agrobusiness, et en particulier les géants de l’agrochimie comme Bayer et Syngenta, qui produisent ces insecticides néonicotinoïdes.

« Au-delà de nos produits, il s’agit une fois encore d’une véritable atteinte à la compétitivité des agriculteurs français à qui nous supprimons petit à petit leurs outils de production alors que leurs voisins européens continuent très largement à les utiliser », a d’ailleurs réagi Frank Garnier, président de Bayer en France, dans un communiqué.

 

cf: news.radins.com;Laure de Charette

Une décision attendue depuis 20 ans

Dans un rapport publié en janvier, l’EPA a essentiellement reconnu les faits.

Commercialisés par 2 géants européens de l’industrie agrochimique, Syngenta et Bayer, les néonicotinoïdes sont tout simplement les insecticides les plus utilisés au monde. C’est en 2009 que l’EPA a entrepris un long procédé de révision de ces produits toxiques. Pendant ce temps-là, chaque année, des dizaines de millions d’hectares de cultures sont traités avec les néonicotinoïdes, avec des effets dévastateurs sur la santé des ruches et des abeilles.

La réévaluation tant attendue de l’EPA s’est concentrée sur l’imidaclopride, un des néonicotinoïdes les plus utilisés, fabriqué par Bayer. Plus spécifiquement, l’EPA s’est enfin penchée sur la manière dont l’imidaclopride affecte la santé des abeilles.

La conclusion de cette réévaluation est alarmante. Tellement alarmante que l’EPA n’exclut pas « de limiter ou interdire totalement » l’utilisation de ce produit toxique d’ici la fin de l’année. L’imidaclopride : un produit extrêmement toxique pour les abeilles L’équipe de l’EPA chargée d’évaluer les risques a passé en revue des dizaines d’études aussi bien réalisées par des chercheurs indépendants que par des chercheurs financés par l’industrie. Elle a conclu que l’utilisation de l’imidaclopride est nocive pour les abeilles à cause de sa concentration qui dépasse les 25 ppb (parties par milliard). Une concentration que l’on retrouve très couramment dans les cultures traitées aux néonicotinoïdes. Selon un communiqué de presse de l’EPA : « Nous avons constaté qu’il y a de moins en moins de pollinisateurs ainsi qu’une baisse de la production de miel. » Les cultures qui touchent le plus les abeilles sont les cultures du coton et des agrumes.

Comme vous pouvez le voir dans le tableau ci-dessus publié par l’Institut d’études géologiques des États-Unis (la USGS), la culture du coton contient une concentration importante d’imidaclopride. Mais ce n’est pas le pire. Le soja est de loin la culture dans laquelle on utilise la plus grande quantité d’imidaclopride.

Malheureusement, on ne connaît pas encore toutes les conséquences sur les abeilles car peu d’informations sont disponibles à ce sujet. En effet, l’EPA ne sait pas encore quelles sont les quantités de pesticides présentes dans le pollen et le nectar de soja. Mais on sait déjà que les doses sont très élevées et que les abeilles sont potentiellement exposées à des niveaux dangereux d’imidaclopride. Bizarre que l’EPA n’en sache toujours pas plus sur ce sujet quand on sait que l’utilisation de l’imidaclopride est approuvée par l’EPA depuis les années 90 ! Et la suite ? L’EPA doit encore recevoir et prendre en compte les commentaires du grand public sur la réévaluation qu’elle vient de publier.

Par ailleurs, l’Agence doit aussi faire une évaluation des effets de l’imidaclopride sur d’autres espèces. En effet, selon les dernières études, les néonicotinoïdes peuvent aussi avoir un effet nocif sur les oiseaux, les papillons et les invertébrés aquatiques. En attendant, plusieurs apiculteurs et associations d’écologistes ont récemment porté plainte contre l’Agence pour la protection de l’environnement américaine. Ils soulignent que l’EPA n’a jamais fait d’évaluation appropriée de l’utilisation des néonicotinoïdes qui est très développée.

Que pouvons nous faire ? En découvrant ces informations, nous ne pouvons que vous conseiller de consommer le plus possible des produits bio pour protéger votre famille des pesticides utilisés dans les cultures. Car si les abeilles sont touchées, on ne voit pas pourquoi les humains ne le seraient pas aussi…

cf: comment-economiser.fr

 

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