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Alimentation : du bœuf caché dans vos yaourts…

divers 25 septembre 2018
Alimentation : du bœuf caché dans vos yaourts…

Du bœuf dans vos yaourts ? Des insectes dans votre soda ou votre glace à la fraise ? Voici les révélations surprenantes de l’ONG Foodwatch qui dévoile, dans sa dernière enquête, ce que certains industriels « cachent » dans leurs produits.

12 produits de la grande consommation contiennent de la viande cachée.
L’ONG Foodwatch dresse une liste de 12 produits contenant de la viande cachée
Vous faites partie de ces consommateurs qui surveillent attentivement leur alimentation en lisant scrupuleusement les listes d’ingrédients ? Vous devriez redoubler de vigilance lorsque vous faites vos courses, surtout si vous suivez un régime végétarien ou végan, car il semblerait que de nombreux produits commercialisés contiennent de la viande cachée voire même, des insectes.

L’ONG Foodwatch révèle, ce jeudi 20 septembre 2018, une liste de 12 produits contenant de la gélatine de bœuf ou de porc ainsi que des insectes, alors que nous ne nous y attendons pas. « Toutes sortes de bestioles se cachent dans nos aliments et boissons sans que nous le sachions », alerte l’association. C’est le cas par exemple du macaron aux framboises d’Auchan ou des Paniers de Yoplait 0% qui utilisent de la gélatine de bœuf, ou de l’Authentique Petit Ourson Guimauve de Cémoi et des Chamallows Haribo qui contiennent de la gélatine de porc.

 
Des listes d’ingrédients trompeuses ?
L’ONG pointe surtout du doigt des listes d’ingrédients qui « embrouillent les consommateurs ». Méfiez-vous par exemple des additifs comme le E904, autrement appelé « shellac », qui est en réalité une sécrétion de cochenille asiatique… Si le shellac est surtout utilisé dans les peintures ou vernis, vous le trouverez sur certaines pommes enduites de cette résine ou encore dans une marque de glace à la fraise. L’Orangina rouge contient également un colorant issu de la cochenille. Tandis que des traces de colle de poisson seraient présentes dans certains vins. Permettant de le clarifier, elles sont présentées sur les étiquettes sous le terme d’« auxiliaires technologiques ».

Vous retrouverez sur le site de l’ONG la liste des 12 produits épinglés ainsi qu’une pétition en ligne demandant au président de Yoplait de « modifier l’étique

cf: le-mag-radins.com

Autre article sur ce sujet:

L’ONG Foodwatch a dénoncé jeudi la présence, non mentionnée sur les étiquettes, de résidus issus d’animaux dans certains aliments vendus en grande surface, les fabricants répliquant qu’ils se conforment à la réglementation.

Par FM avec AFPPublié le 20/09/2018 à 16:53 Mis à jour le 20/09/2018 à 16:54
Les personnes souffrant d’allergies alimentaires ou qui sont végétariennes ou vegan le savent, car elles sont généralement attentives aux étiquettes des produits. Parfois, parmi les très longues listes d’ingrédients, ces personnes ont pris conscience que la viande et autres dérivés animaux se cachaient souvent dans les aliments où on ne les attendaient pas.
Mais pour les consommateurs qui ne s’attardent pas des heures sur la composition des aliments transformés et boissons, le fait que « toutes sortes de bestioles s’y cachent » n’est pas assez mis en avant, dénonce ce jeudi 20 septembre l’ONG Foodwatch dans un communiqué diffusé par Franceinfo.

Une douzaine de produits est ainsi épinglée par Foodwatch pour manque de transparence sur leur fabrication, les industriels préférant « jouer la carte de l’opacité », estime l’association qui s’en prend aux « trop nombreuses arnaques sur l’étiquette ».
Dans son viseur, l’ONG s’en prend aux pommes rouges de variété Fuji, qui contiennent de la résine d’insectes (shellac) ou encore au Comté AOP au lait cru bio vendu par Système U, pour lequel l’association signale la présence de présure, un coagulant du lait d’origine animale – issue de l’estomac du veau.
Certifiés « conformes »
La plupart des industriels pointés du doigt par Foodwatch – Nestlé, Orangina, Yoplait (Sodiaal), Cémoi, Haribo, Bonduelle, Unilever, Carrefour – se sont défendus de toute pratique illégale. Dans la majorité des échanges écrits que l’AFP a pu consulter, les fabricants confirment la présence de ces ingrédients et tous assurent que les ingrédients utilisés sont conformes à la réglementation sur la sécurité alimentaire. De plus, une partie des marques épinglées indiquent clairement sur l’emballage la présence de produits d’origine animale. C’est le cas par exemple des flageolets de Cassegrain (Bonduelle) qui affichent « bouillon de volaille » dans la liste des ingrédients et des « Viennois » au chocolat de Lactalis Nestlé où la mention « gélatine porcine » est renseignée sur l’étiquetage. « C’est clair même si c’est surprenant », argumente de son côté Foodwatch.

Epinglé par l’ONG pour la présence de gélatine d’origine bovine dans ses yaourts Panier de Yoplait 0% , le groupe a répliqué en mettant en avant la très faible teneur et a annoncé dans un communiqué que la gélatine serait « définitivement retirée de la recette en 2019 ». L’association des consommateurs a également fait appel à l’avis de l’Institut national de l’origine et de la qualité (INAO) au sujet de la présence de présure dans un Comté AOP bio – dans ce cas-ci celui de Système U. L’INAO a répondu à l’association en confirmant la présence de l’ingrédient d’origine animale dans le cahier des charges de l’AOP Comté. La présure est très fréquemment utilisée dans la fabrication de fromages.
« Spontanément, il me semble que c’est un non sujet », a indiqué à l’AFP Michèle Frêné, organisatrice du festival des produits AOC/AOP en Normandie, en réaction à la publication de Foodwatch.

La division « Valorisation et Transfert » du marché de Rungis souligne également que le shellac (E904 sur l’étiquette), cire d’enrobage pointée du doigt par l’association, s’inscrit dans la « norme de commercialisation spécifique pomme ». Cette cire, d’origine naturelle, est fréquemment utilisée dans le traitement post-récolte de certaines variétés de pommes comme la Fuji évoquée dans le communiqué, et il n’est pas obligatoire de mentionner son utilisation sur les emballages, souligne encore Rungis.
Plus généralement, les « auxiliaires technologiques » à base de viande animale (insecte, porc, boeuf) utilisés lors du processus de transformation « ne doivent pas obligatoirement être renseignés sur l’étiquette », reconnaît l’ONG dans un communiqué, mais elle estime que cela ne rend pas « légitime » leur dissimulation dans l’étiquetage des produits.
En effet, la réglementation européenne portant sur les additifs alimentaires n’impose, par exemple, pas la déclaration de l’origine biologique (végétale ou animale) des additifs sur les emballages.
« Manger sereinement »
Le ministre de l’Agriculture, Stéphane Travert, a réagi en mettant en avant l’important du rôle du Conseil national de l’alimentation sur l’évolution de l’étiquetage des produits industriels. « C’est au Conseil national de l’alimentation de faire en sorte qu’on puisse avancer sur ces questions d’étiquetage », a-t-il dit sur LCI.

cf: france3-regions.francetvinfo.fr

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