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Que signifient les certifications et les labels de qualité? En France et en Nouvelle Calédonie

divers 15 août 2017
Que signifient les certifications et les labels de qualité? En France et en Nouvelle Calédonie

Sigles, certifications et labels de qualité complètent parfois l’emballage des produits. Faisant référence à une origine régionale ou une tradition spécifique, ces indications s’efforcent de valoriser des savoir-faire et de garantir la qualité du produit. Pour éviter la confusion causée par leur prolifération, une simplification est en cours.

Au sein de l’Union européenne, la politique de valorisation des produits agricoles et alimentaires a inspiré l’élaboration d’une réglementation particulière. Un produit peut cumuler les certifications et labels.

L’Institut national des appellations d’origine (INAO)

L’Institut national des appellations d’origine (INAO), établissement public, est chargé de la mise en œuvre de la politique française sur les signes officiels pour l’origine et la qualité des produits agricoles et agroalimentaires : AOC, AOP, IGP, STG, LR et AB. Cet institut encadre plus de 1000 produits.

L’appellation d’origine contrôlée (AOC) et l’appellation d’origine protégée (AOP);

L’appellation d’origine contrôlée (AOC) désigne un produit originaire d’une région ou d’un lieu déterminé et dont les caractéristiques sont dues en grande partie à ce milieu géographique. C’est une garantie de la qualité d’un produit, de son terroir d’origine et du savoir-faire du producteur. Elle ne s’exerce que sur le territoire français. Elle ne fait pas explicitement référence à la valeur nutritionnelle du produit.

L’appellation d’origine protégée (AOP) est attribuée à un produit dont la production, la transformation et la préparation sont réalisées selon un savoir-faire reconnu et qui ont lieu dans une même zone géographique, donnant ses caractéristiques au produit. Ce signe européen protège le nom du produit dans toute l’Union Européenne.

Depuis 2012, les produits enregistrés au niveau européen ne doivent comporter que l’appellation AOP. Cependant, les vins sont autorisés à porter l’AOC français. En outre, certains produits ne sont couverts que par l’appellation AOC, comme par exemple les produits de la forêt.

L’INAO a indiqué qu’en 2015, 366 AOP/AOC ont été reconnues dans le secteur du vin, cidres et des eaux-de-vie, 50 AOP dans celui des fromages et des produits laitiers, et 44 AOP pour d’autres types de produits agroalimentaires.

Le label rouge

Le label rouge (LR) atteste qu’un produit possède un ensemble de caractéristiques qui en font un produit de qualité supérieure à la moyenne du marché : par exemple le soin apporté à sa fabrication (ou, lorsqu’il s’agit d’un animal, sa race ou sa variété), son origine, sa durée d’élevage ou de maturation, le respect porté aux animaux et à l’environnement. Cette qualité supérieure doit être directement perceptible par le consommateur, en particulier sur le plan gustatif. Seuls les denrées alimentaires et les produits agricoles non alimentaires et non transformés peuvent prétendre au Label Rouge, quelle que soit leur origine géographique (UE ou hors UE). Cependant, ce label n’a qu’une portée nationale.

La certification « agriculture biologique » (AB)

La certification AB atteste que la production a eu recours à des pratiques de culture et d’élevage soucieuses du respect de la santé des consommateurs et des équilibres naturels. Le logo identifie les produits 100% bio ou les produits bio transformés contenant au moins 95 % des ingrédients élaborés sans produits chimiques tels que pesticides et engrais chimiques de synthèse, sans antibiotiques ni OGM. Ce logo est désormais facultatif au profit du logo bio européen.

Le logo européen « agriculture biologique » ou « Eurofeuille »

Le logo bio européen est obligatoire sur les produits bio alimentaires pré-emballés au sein de l’Union Européenne. Il comprend le code de l’organisme certificateur (FR-BIO-XX) qui a contrôlé la conformité du produit bio aux règles définies. La mention Agriculture suivi du nom de pays ou UE informe qu’au moins 98% des ingrédients du produit en sont originaires. Dans le cas contraire, c’est la mention Agriculture NON-UE qui est affichée.

L’indication géographique protégée (IGP)

L’IGP est attribuée à un produit brut ou transformé dont la qualité, la réputation, etc sont liées à son origine géographique, par exemple le jambon de Bayonne. Elle s’applique aux secteurs agricoles, agroalimentaires et viticoles. Elle protège le savoir-faire dans la fabrication du produit au niveau national et international.

En 2015, l’INAO a indiqué que 126 produits agroalimentaires ainsi que 74 vins (33% de la production française) bénéficiaient d’une IGP.

La spécialité traditionnelle garantie (STG)

La STG est une appellation qui ne tient pas compte de l’origine, mais met en avant une composition, une méthode de production traditionnelle ou de transformation suivant des traditions. Elle relève d’une pratique, d’un savoir-faire particulier d’une zone géographique mais dont la réalisation peut être effectuée en dehors de cette zone. La spécialité traditionnelle ne s’applique qu’à des produits ou denrées alimentaires.

En 2015, l’INAO a indiqué que sur les 55 produits ayant l’appellation en Europe, un seul produit en France bénéficiait de la STG : les moules de Bouchot.

Les dénominations valorisantes

Les dénominations valorisantes, par exemple « de montagne » ou « fermier », visent à assurer que l’ensemble des étapes d’élaboration du produit, y compris les matières premières utilisées et l’alimentation des animaux, sont bien situées en zone de montagne ou à la ferme. Elles ne garantissent en rien la qualité du produit, son goût ni son origine.

D’autres mentions peuvent figurer sur les emballages, comme « à l’ancienne », « maison » ou « élu produit de l’année ». Elles ne servent qu’à mettre en avant le produit dans les rayons et ne correspondent à aucun critère de qualité.

Il y a poulet et… poulet
Le poulet est un excellent exemple de produit pour lequel les labels abondent. Le poulet dont la qualité est garantie par le label rouge a été mieux nourri que le poulet classique de catégorie A, élevé en plein air ou en liberté et tué à 81 jours minimum comme le poulet bio (35 à 40 jours pour un poulet ordinaire). Sur l’étiquette « label rouge fermier », on trouve des mentions concernant le lieu d’origine du poulet, sa nourriture et la date d’abattage : il a été nourri aux céréales et abattu vers quatorze semaines.
Seule la volaille de Bresse bénéficie d’une AOC – la seule au monde accordée à une volaille – qui figure sur la bague qu’elle porte à la patte. Elle est élevée en liberté et en plein air, où elle se nourrit de ce qu’elle trouve ainsi que de pâtée préparée par l’éleveur, comprenant de la farine de maïs, de la farine de blé et du lait propre à la consommation humaine.
D’autres mentions précisent également les conditions d’élevage :« poulet fermier élevé en plein air » signale que les volailles ont accès pendant toute la journée à un parcours extérieur dont la surface minimale est fixée à 2 m² par poulet ;
« poulet fermier élevé en liberté » notifie que les volatiles ont accès pendant toute la journée à un parcours extérieur non limité.

EN NOUVELLE CALÉDONIE IL EXISTE DES CERTIFICATIONS ET LABELS LOCAUX:

Présentation des labels

L’accompagnement des agriculteurs vers les signes officiels de qualité

Depuis 2008, le pôle technique de la Chambre d’agriculture accompagne la mise en place de  démarches qualité pour répondre aux besoins des agriculteurs et aux attentes des consommateurs sur l’origine, les modes de productions des produits locaux. En 2009, la Chambre d’agriculture a obtenu des moyens spécifiques pour l’appui au développement des signes officiels de qualité en Nouvelle-Calédonie.

Cette mission d’animation est réalisée dans le cadre d’un dispositif territorial piloté par l’Organisme de Gestion (OG) sous la présidence de l’Etablissement de Régulation des Prix Agricoles (ERPA). Son financement est assuré par les trois provinces et la Nouvelle-Calédonie, avec l’appui de la Chambre d’agriculture.

Aujourd’hui, les processus de certification au titre de l’Agriculture Responsable, l’Agriculture biologique océanienne et de la Pêche Responsable sont opérationnels :

•    Quatorze exploitations sont aujourd’hui certifiées au titre de l’Agriculture Responsable, représentant 2800 tonnes de fruits, légumes et céréales.
•    Plus de soixante-dix ateliers de production agricole sont certifiés au titre de l’Agriculture biologique océanienne.
•    Trois armateurs sont certifiés au titre de la Pêche Responsable.

Le processus de certification
Les producteurs souhaitant s’intégrer dans la démarche et à terme obtenir un label, doivent au préalable créer ou rejoindre un groupement. Ce groupe de producteurs devra ensuite être reconnu en tant qu’Organisme de Défense et Gestion pour défendre et promouvoir le signe de qualité visé.

Aujourd’hui, il existe 4 ODG :

•    le syndicat Repair – REseau Professionnel pour une Agriculture Innovante et Responsable (Labels Agriculture Responsable et Agriculture Intégrée),
•    l’association Biocalédonia (Label BIOPASIFIKA),
•    la fédération des pêcheurs hauturiers de Nouvelle-Calédonie (Label Pêche Responsable),
•    le syndicat de la qualité avicole (Cahier des charges en cours de rédaction).

Présentation des labels
Les labels « Agriculture Responsable » et « Agriculture Intégrée »

Agriculture responsable
Le signe officiel de qualité « Agriculture Responsable » certifie aux consommateurs le respect des bonnes pratiques agricoles en faveur de l’environnement et de la santé.

L’Agriculture responsable est une agriculture durable. S’y engager, c’est bénéficier d’une reconnaissance en tant qu’acteur d’une agriculture économiquement viable, responsable vis-à-vis de l’environnement et socialement équitable.

Pour l’agriculteur, intégrer une démarche « Agriculture Responsable » c’est apporter la reconnaissance de son métier et de son éthique vis-à-vis de l’environnement, mais c’est aussi un moyen de valoriser sa technicité et son savoir-faire auprès des consommateurs. Organiser, observer, enregistrer… intégrer cette démarche, c’est aussi se doter d’outils de pilotage qui permettent également d’améliorer la gestion son exploitation.

 1 cahier des charges, 10 thématiques :
Connaissance de l’exploitation et de son environnement,
Traçabilité des pratiques,
Santé et sécurité au travail,
Gestion des sols,
Fertilisation minérale et organique,
Protection des cultures,
Irrigation,
Gestion des déchets de l’exploitation,
Paysage et biodiversité,
Transformation, transport, stockage et distribution des produits certifiés.

Agriculture Intégrée

L’Agriculture Intégrée intègre une démarche globale de gestion d’exploitation qui vise, au-delà du respect de la réglementation, à renforcer les impacts positifs des pratiques agricoles sur l’environnement, à en réduire les effets négatifs en limitant les intrants et en mettant en œuvre des moyens de lutte biologique et ce, sans remettre en cause la rentabilité économique des exploitations.

Le cahier des charges pour l’Agriculture Intégrée est en cours de rédaction.

Réseau Professionnel pour une Agriculture Innovante et Responsable (REPAIR)

Ce réseau est l’Organisme de Défense et de Gestion (ODG) des signes de qualité Agriculture Responsable et Agriculture Intégrée.
Il compte 53 producteurs adhérents dont 18 certifiés au titre de l’Agriculture Responsable.
La SCIE, SOPLI, la Restauration Française, l’OCEF adhèrent également au réseau.

Contact Repair:
Julie Deffieux – Directrice / Conseillère qualité
Tél: 27.21.88
Mobile: 74.76.24

Label « Bio »
L’agriculture biologique constitue un mode de production qui se caractérise  par le recours à des pratiques culturales et d’élevages soucieux du respect des équilibres naturels et de la santé humaine. Le recours à des intrants « fertilisation et protection » d’origine chimique est strictement interdit tout comme les OGM.

Les produits issus de l’agriculture biologique calédonienne sont identifiés par  le label « Bio Pasifika » de la Norme Océanienne d’Agriculture Biologique (NOAB), reconnu par la Fédération internationale des mouvements en agriculture biologique (IFOAM),
La « Norme océanienne d’agriculture biologique » gérée par le  (Pacific Organic and Ethical Trade Community (POETCOM), rassemblant les acteurs de l’agriculture biologique du Pacifique avec l’appui du Secrétariat Général de la Communauté du Pacifique (CPS), constitue le  référentiel technique pour les producteurs bio. Afin de faciliter sa mise en oeuvre sur le terrain, l’association Biocalédonia a créé une charte pour l’application locale de cette norme. Ces deux documents constituent le référentiel technique de l’agriculture biologique océanienne

Le fonctionnement et les documents de l’association BioCaledonia ont été soumis à une évaluation conjointe du POETCom et de la CPS qui l’ont accrédité pour délivrer la garantie « Bio Pasifika » et utiliser la NOAB.

Bio Calédonia

Biocalédonia est une association créée en 2009 qui accompagne les producteurs dans le processus de certification. Les membres sont des producteurs souhaitant être certifiés et des consommateurs souhaitant s’impliquer dans la certification et le soutien à l’agriculture biologique.
Biocalédonia est l’organisme de défense et de gestion (ODG) de l’agriculture biologique océanienne, dont les produits sont identifiés sous le signe « Biopasifika ».

Contact Biocaledonia:
Hélène Moquet – Directrice
Tél : 23.12.83
Mobile: 79.34.21

Plus d’informations : www.biocaledonia.nc

La Norme océanienne d’agriculture biologique
C’est une norme internationalement reconnue élaborée en 2008 par un groupe d’experts locaux sous l’égide de la CPS. Elle s’applique aux 22 pays et territoires océaniens. Son utilisation est contrôlée par le Pacific Organic and Ethical Trade Community (POETCom). Pour sa mise en œuvre, les agriculteurs de Nouvelle-Calédonie ont choisi de mettre en place une certification mixte basée sur un système participatif de garantie, lui même contrôlé par un organisme tiers et indépendant.
L’approche participative permet de développer les échanges sociaux, techniques et culturels entre l’ensemble des acteurs de la filière. Elle crée et renforce les dynamiques locales et permet un accès à la certification pour des petits agriculteurs.
Les visites de contrôle sont réalisées par un binôme producteur/consommateur. Les rapports d’audits sont étudiés par un comité territorial de certification composé des représentants de la filière ainsi que d’un organisme de contrôle indépendant.

Le Label « Pêche Responsable » 

Pêche Responsable

Le signe officiel de qualité « Pêche Responsable » certifie aux consommateurs des pratiques de pêche respectant l’environnement et la santé.
Cette démarche a pour objectif de faire reconnaître et de promouvoir les bonnes pratiques progressivement mises en œuvre, de manière collective au cours des dernières années. Dans un contexte où les exigences alimentaires et environnementales sont au cours des débats de société, particulièrement sur les produits de la pêche, le label « Pêche Responsable » apporte une réponse concrète et sérieuse.
Les armateurs certifiés s’engagent à respecter un cahier des charges comprenant 29 exigences, réparties en 4 thématiques :
–    Assurer une exploitation et une gestion durables de la ressource en pratiquant une pêche sélective, respectueuse de l’écosystème (palangre)
–    Développer des pratiques respectueuses de l’environnement ;
–    Garantir l’hygiène, la qualité et la traçabilité des produits ;
–    Assurer de bonnes conditions de travail, de sécurité et de vie aux personnes travaillant sur les navires de pêche.

La Fédération des Pêcheurs Hauturiers de Nouvelle-Calédonie

La Fédération des Pêcheurs Hauturiers de Nouvelle-Calédonie est une association créée en 2007 qui regroupe l’ensemble de la profession (5 armements).
Elle a obtenu sa reconnaissance officielle en tant qu’organisme de défense et de gestion (ODG) du signe de qualité Pêche Responsable en 2013.

Contact :
Pauline Baudhuin – Animatrice
Tél : 24.66.17 – 79.03.22

Le Label « Poulet Fermier de Qualité Supérieure »

Qualité Supérieure

Le label « Qualité Supérieure » atteste que les produits sur lesquels il est apposé possèdent des caractéristiques spécifiques établissant un niveau de qualité supérieure.
Un cahier des charges est actuellement en cours d’élaboration sur le poulet fermier, afin de pouvoir y apposer le signe « Qualité supérieure ». Les exigences inscrites dans ce cahier des charges en termes de pratiques d’élevage et des analyses réalisées sur le produit final permettront de justifier du caractère supérieur de la qualité du poulet fermier, élevé conformant à ce référentiel.

Le Syndicat de Qualité Avicole

Le Syndicat de Qualité Avicole a été créé en 2009  et est aujourd’hui l’organisme de défense et de gestion (ODG) en charge de promouvoir et défendre le signe de qualité « Poulet fermier de qualité supérieure ».

Contact :

Pauline Baudhuin – Animatrice
Tél. : 24 66 17
Mobile : 79 03 22
pbaudhuin@canc.nc

Contact à la Chambre d’agriculture

Pauline Baudhuin, Conseillère démarches qualité

Tél. : 24 66 17
Mobile : 79 03 22
pbaudhuin@canc.nc

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